Qui donc est Jeanne (1)

Qui est Jeanne ?

Cette question mérite d’être déployée, cette question en contient beaucoup d’autres. Aujourd’hui je précise « Qui est Jeanne, à l’état civil ? »

Établir une filiation entre le cahier et le carnet …

Je pouvais facilement imaginer qu’il y avait des liens de parenté entre le propriétaire initial du livre de compte, Jeanne et le vendeur. Le livre porte le cachet du commerçant : Joseph BEAUMONT, boucher à Aix (Nord). Une première date qu’on y trouve est 1889. Jeanne était pensionnaire à Gand en 1917 et à la faveur de la qualité des dessins et des écritures dans le carnet, ces jeunes filles devient être âgées de 15 à 20 ans. J’ai donc décidé de consulter les archives départementales et de suivre une piste généalogique. Dans les tables décennales 1893-1902 des naissances à Aix j’ai immédiatement trouvé : Jeanne Beaumont fille de Léon née à Aix le 18 juin 1898. Il suffisait de faire le lien entre Jeanne Beaumont et Joseph Beaumont.
J’avais pas mal avancé dans la récolte des actes de naissance et de mariage et je me suis décidé d’interroger Google et geneanet.org et j’ai retrouvé beaucoup des personnages qui m’intéressent sur les pages de Yvette DESSAINT (sameon1). Saméon est un village voisin de Aix. J’ai immédiatement pris contact via geneanet. C’était dimanche 20 au soir et après quelques échanges de messages lundi matin, la généalogie était établie et le vendeur identifié !

Un grand merci à Yvette Dessaint pour sa grande gentillesse et l’intérêt qu’elle a porté à cette histoire. Merci également à toutes les personnes que j’ai sollicitées.

Voici l’arbre réduit à l’essentiel :

  • Alexandre Joseph Aix 1787 & Caroline
    • Alexandre François 1828-1879 & Adèle Appoline
      • Alexandre Joseph (boucher) Aix 1852 & Martine Léonie
    • Désiré Jules Edouard Aix 1826 & Adélaïde
      • Léon Aix 1862 & Cécile Rosa
        • Jeanne Cécile 1898

Léon (le père de Jeanne) et Joseph, boucher (Alexandre Joseph pour l’état civil) à Aix sont cousins germains.

Et le bradeux (terme qui désigne, en pays cht’i, un vendeur dans un vide-grenier) est le mari de l’une des arrières-petites-filles de Joseph, boucher à Aix, à partir de la fin des années 1880.

J’ai bon espoir de comprendre comment une jeune fille de la Pévèle s’est fait des amies dans un pensionnat en Belgique, à Gand en 1917, en pleine guerre et en zone occupée par les Allemands. Il faut noter que Mouchin, Aix et Saméon étaient aussi en zone occupée.
L’an dernier, Gabrielle ROUSSEAU nous avait fait une causerie : « Mouchin en 1914-1918 : photos inédites, plan, cartes postales » qui a été publiée dans Revue de Pévèle n° 53.

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