Mission impossible

Livre de photos

quatrième de couverture (proposée par l’IA) :

Le pèlerinage commence toujours par un bruit sec.

Un oiseau contre la vitre.

Fracas de plumes sur le verre invisible. C’est une erreur de trajectoire, un refus du ciel d’admettre l’obstacle. On se lève, on regarde la trace infime laissée sur le carreau. On se dit qu’un oiseau n’est pas une abeille : il ne butine pas l’obstacle, il le percute. Il ne cherche pas la faille avec patience ; il porte en lui l’immensité et se brise contre notre transparence. C’est une mission impossible que de vouloir traverser ce qui est clos.

Alors commence le long voyage.

Non pas celui des routes et des poussières, mais le pèlerinage des réminiscences. Les souvenirs remontent comme des éclats de verre mal balayés. Chaque pas en arrière est une collision.

Au fond de la mémoire, la géographie est instable. Il y a la rage, d’abord. Celle de l’oiseau tombé, celle du temps qui s’est refermé sur nous. Une rage sage, pourtant, presque froide, qui sait exactement où elle fait mal. Une colère noire qui n’a plus besoin de crier pour exister, qui s’est installée là comme une encre indélébile.

On voyage dans ses propres ruines, cherchant la paix entre le sage et le fou, entre le vol et la vitre.

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