Anton Prinner à l’exposition « Hypnos » (Lille)

AntonPrinner

Papyrogravures

pages 64 et 65 de « Anton Prinner » Cahier de l’Abbaye Sainte-Croix n° 107. ISBN 2-7557-0190-0

Je suis allé une seconde fois visiter l’exposition « Hypnos » au musée de l’Hospice Comtesse à Lille. Je voulais m’attarder devant les trois oeuvres d’Anton Prinner datant de 1930-1931, les matrices de trois papyrogravures, une technique qu’il (elle, Anton était une femme qui a choisi une identité masculine) a inventé.

J’ai découvert Anton Prinner en 2006 à partir d’un exemplaire de tête de « La femme tondue » avec la suite des 8 gravures au burin, publié en 1946. Il y a eu, en 2006 également, une exposition consacrée à Anton Prinner au musée de l’Abbaye Sainte Croix aux Sables d’Olonne. C’est dans le catalogue de cette exposition que j’ai découvert les papyrogravures. Ce procédé permet d’imprimer des épreuves à partir d’une matrice en papier, carton, fils et objets divers. La cause de cette invention était l’économie, le matériau est pratiquement gratuit. Mais le procédé est séduisant et riche de possibilités, surtout entre les mains d’Anton Prinner. La souplesse de la matrice et la faible épaisseur du relief représentent une contrainte que l’on peut exploiter au moment de l’encrage ou du passage dans la presse. Anton Prinner a aussi joué de caches qui permettent de faire des réserves qui apparaîtront en blanc sur l’épreuve. Mais il a certainement inventé bien d’autres manières de tirer profit des contraintes du procédé. Ce travail a été conduit à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter, dans une ambiance de créativité extraordinaire. Je n’ai pas trouvé de renseignements plus précis et un vieux réflexe d’enseignant-chercheur me fait dire qu’il y aurait là un merveilleux sujet de thèse, une sorte de travail d’achéologue pour restituer les procédés inventés par Prinner, à partir des matrices qui ont été conservées et des épreuves qui en ont été tirées.

Un « portait d’Anton Prinner » a été écrit par Anne-Marie Morice. On peut le télécharger ici.

3 commentaires

  1. Ce cheminement du travail d’Anton Prinner est très explicite… Sa façon de travailler surprenante… J’aime cette formule : « Nous sommes ce que nous pouvons vouloir être ». Bisous.

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  2. Très intéressant cet article ! J’aime beaucoup ce qu’elle fait ! Je comprend qu’elle soit pour toi une source d’inspiration ! Ton blog présente très bien ! Bonne soirée !

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  3. Bonjour,
    J’arrive en recherchant des infos sur Anton PRINNER.
    Il y a en ce moment une exposition à Issoudun d’Anton PRINNER (20 octobre au 30 décembre 2012), suite à donation au musée, complété de travaux provenant de Beaubourg et Grenoble.
    Je vais maintenant commencer à explorer votre blog en commençant par l’entrée Gravure.
    Bonne continuation
    Cordialement
    Pierre

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